4. Congrès, assemblées générales et réunions du bureau
Le rythme des réunions que connaît actuellement la FIEC ne s'est établi que
progressivement, après des tâtonnements et des hésitations. Hier comme
aujourd'hui, le problème des frais de déplacement des membres du bureau et des
délégués a constitué un obstacle à l'organisation de rencontres que, à
l'origine, on aurait souhaitées annuelles. C'est pour les congrès FIEC que,
après une seule irrégularité initiale, le rythme quinquennal s'est tout
d'abord établi. Voici le liste de ces congrès:
1950: Paris, Président, J. Marouzeau, Secrétaire général, A. Dain. Actes
publiés à Paris en 1951.
1954: Copenhague, Président, C. Høg. Actes publiés à Copenhague en 1957.
1959: Londres, Président, E.- G. Turner, Secrétaire général, V. L.
Ehrenberg, pas d'actes.
1964: Philadelphie, Président, W. J. Oates, pas d'actes.
1969: Bonn, Président, W. Schmid, Secrétaire général Chr. Gnilka, pas
d'actes.
1974: Madrid, Président, M. Fernández Galiano, Secrétaire générale E.
Rodón. Actes publiés à [Bucarest en 1976.
1979: Budapest, Président, J. Harmatta, Secrétaire général, Z. Ritoók.
Actes publiés à Budapest en [1982.
1984: Dublin. Président, G. L. Huxley, Secrétaire général G. Watson, pas
d'actes.
1989: Pise. Président, G. B. Conte, Secrétaire général, F. Montanari. Actes
publiés dans les Studi [Italiani di Filologia Classica, 3e série, 10,1992.
1994: Québec, Président, A. Daviault, Secrétaire général, L. Migeotte, pas
d'actes.
Il convient de donner sur l'organisation de nos Congrès quelques précisions
que beaucoup ignorent, ce qui constitue une source sans cesse renouvelée de
malentendus. Ces Congrès ne sont pas placés sous la responsabilité d'un pays,
mais sous celle de notre Fédération, organisation non-gouvernementale et
apolitique qui, dépourvue elle-même des moyens nécessaires pour préparer des
manifestations aussi importantes, en confie la charge à une ou plusieurs
Associations membres d'un pays donné, qui à leur tour peuvent déléguer tout
ou partie de cette tâche à une ou plusieurs Universités. Il est primordial de
ne pas oublier que c'est l'Assemblée générale des Délégués de la FIEC qui
désigne le président du Congrès, lequel est aussi le président des Comités
international et national d'organisation. Le président choisit un secrétaire
général en accord avec le Bureau de la FIEC. Le Comité international
d'organisation, désigné par le Bureau de la FIEC, fixe le ou les thèmes du
Congrès et choisit les orateurs invités.
Dès l'origine, des assemblées générales des délégués ont toujours été
couplées avec les congrès. En outre, il y a aussi toujours eu des assemblées
générales convoquées indépendamment des congrès, plus fréquentes dans les
débuts qu'aujourd'hui: après une seconde rétention en 1949, il y eut, de 1950
à 1964, toujours deux assemblées générales entre chaque congrès. Ce n'est
qu'après 1964 que fut adopté le rythme d'une seule assemblée générale
intermédiaire, réunie deux ou trois ans après le Congrès. Voici la liste des
ces assemblées générales intermédiaires:
1949: Paris.
1951: Cambridge.
1953: Naples et Pompéi.
1956: Amsterdam.
1958: Madrid.
1961: Varsovie.
1963: Paris.
1966: Genève.
1972: Paris.
1976: Bruxelles.
1982: Helsinki.
1987: Réthymnon.
1992: Stockholm.
1997: Varsovie.
Le Bureau s'est toujours réuni avant et après toutes les assemblées
générales et, dans les débuts, a aussi tenu séance indépendamment des
assemblées générales. Assez vite, ces réunions supplémentaires n'ont plus
concerné que le Bureau restreint (président, secrétaire, trésorier). Depuis
quelque vingt ans, elle ne sont plus régulièrement convoquées. Les membres du
Bureau se consultent lors de rencontres occasionnelles, ou par correspondance ou
téléphone.
Avant que des habitudes fussent prises et des procédures régulières entrées
dans les moeurs, les débats étaient beaucoup plus longs qu'aujourd'hui.
Jusqu'en 1959, les Assemblées générales ont toujours eu lieu sur deux jours.
Il n'est pas possible ici d'entrer dans le détail de ces débats, qui se
reflète fidèlement dans des comptes rendus plus circonstanciés que je ne juge
aujourd'hui nécessaire d'en rédiger. Leurs principaux thèmes sont du reste un
peu toujours les mêmes: discussions très nourries autour des projets pour
lesquels des subventions sont demandées; lieu, dates et thèmes des congrès;
élections du bureau; fixation de la cotisation (qui passe de 5 à 10 $ en 1950,
et seulement en 1977 de 30 à 40 $). En outre, dans les débuts, on adopta un
règlement de l'assemblée et, jusqu'en 1954, on consacra beaucoup de temps à
fixer définitivement la constitution du bureau et la durée des mandats de ses
membres. Un point traditionnel de l'ordre du jour des assemblées était enfin,
comme aujourd'hui encore, l'admission de nouvelles associations membres. Aux
quinze associations fondatrices de 1948 se joignirent déjà six autres dès
1949. La progression fut dès lors moins rapide, mais régulière: entre 1994 et
1997, la FIEC a compté soixante-dix-huit associations membres, dont
soixante-trois nationales sur les cinq continents, et quinze internationales.
D'autres sujets ont occasionnellement accaparé l'attention des Délégués, par
exemple: tournage de films sur des thèmes antiques, unification des modes de
citation, aide aux archéologues des pays de Maghreb. Pour l'anecdote, et pour
illustrer le fait que nos disciplines souffrent de certains maux plus faciles à
identifier qu'à guérir, je conclurai sur ce point en mentionnant que, le 20
juillet 1956, à Amsterdam, l'Assemblée générale a adopté à une confortable
majorité une motion proposée par R. Syme, dont la première phrase est la
suivante: "The FIEC is of <the> opinion that the renewed
proliferation of Festschriften with miscellaneous content has become a
nuisance"; les savants sont en conclusion invités à désapprouver cette
pratique. Cette pandémie s'est depuis plutôt aggravée, et peu nombreux sont
ceux qui, n'ayant jamais péché - ne serait-ce qu'en contribuant à une
Festschrift - peuvent lancer la première pierre aux coupables.
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