6. Relations avec la Société Internationale de Bibliographie Classique (SIBC)

Malgré son nom, cette société n'en pas une: on ne peut y adhérer, ses membres ne paient pas de cotisation. Il s'agit en réalité d'un Conseil d'administration qui coiffe l'Année Philologique, se recrute par cooptation, et dont le président a pendant longtemps été ex officio le président en exercice de la FIEC. Ce lien très étroit, et en somme organique, résulte du fait que l'Année Philologique est en quelque sorte l'organe de la FIEC: dans le vaste domaine des sciences de l'antiquité, l'oecuménicité de celle-ci se reflète dans l'oecuménicité de celle-là. Il se manifeste tangiblement par le fait que l'Année Philologique est, parmi toutes les entreprises soutenues par l'UNESCO à la demande de la FIEC, celle qui a été et reste aujourd'hui la publication la plus durablement et la plus substantiellement subventionnée.
Tant que Juliette Ernst a dirigé l'Année Philologique, la SIBC n'a eu qu'une activité très restreinte; elle ne se réunissait que lors des Congrès FIEC; certains de ses membres étaient décédés, d'autres n'étaient pas présents. Quand Pierre-Paul Corsetti lui eut succédé, une réorganisation de la SIBC s'imposa. De nouveaux statuts furent acceptés le 27 octobre 1994. La clause prévoyant que le président de la FIEC était ex officio président de la SIBC fut supprimée, car son application s'était révélée très difficile. La SIBC compte désormais des membres de droit, le président de la FIEC et les représentants des organismes finançant les rédactions satellites de l'Année philologique, un membre honoraire, Juliette Ernst, et une dizaine de membres actifs, à savoir les responsables de la centrale parisienne et les représentants des communautés de savants de divers pays. Jean Irigoin, qui avait été ex officio président de la SIBC sous l'ancien régime de 1989 à 1994, a été réélu à ce poste pour les années 1994-1999. J'ai moi-même été coopté en 1994 comme membre actif en qualité de représentant permanent de la FIEC.

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